BONSAÏ ABRICOT SAUVAGE

Le bonsaï de l'abricot sauvage : le roi du verger domestique

L'abricot sauvage(Prunus armeniaca) est un bonsaï de grand caractère, profondément enraciné dans la tradition agricole du sud de l'Italie. Contrairement à son "cousin" japonais (le Prunus Mume), qui est cultivé presque uniquement pour ses fleurs, l'abricot Nostrano est aimé pour sa floraison précoce blanche/rose, mais surtout pour ses fruits d'été et son écorce. Chez les spécimens matures, le tronc devient sombre, craquelé et ridé, ce qui donne à l'arbre un aspect ancien, usé par le temps ("vieillesse") que peu d'autres arbres fruitiers peuvent égaler. Il s'agit d'une plante robuste et résistante, conçue pour notre climat.

Origine et espèce

Originaire d'Asie centrale mais naturalisé en Méditerranée depuis des milliers d'années. En bonsaï, on préfère les variétés sauvages ou "franches" (souvent issues de graines ou utilisées comme porte-greffes, comme le "Bitter Almond" ou d'anciennes variétés locales) parce qu'elles ont tendance à avoir des feuilles plus petites et des entre-nœuds plus courts que les variétés fruitières commerciales. C'est une rosacée robuste qui aime le soleil de nos latitudes.

Exposition et microclimat

L'abricotier demande le plein soleil.
Sans soleil direct, les branches s'étirent faiblement, la floraison est faible et les fruits ne mûrissent pas.
Il ne craint pas la chaleur torride de l'été ni le vent sec (sirocco), à condition d'être bien arrosé. Une exposition ventilée est indispensable pour éviter les champignons comme le Monilia, qui s'attaque souvent aux fleurs si l'air est stagnant.

L'arrosage

C'est une plante vigoureuse qui boit beaucoup pendant la formation des fruits et des feuilles.
Arrosez abondamment lorsque le sol commence à se dessécher.
Contrairement au Mume (qui aime les sols plus frais), l'abricotier natif supporte mieux les courtes périodes de sécheresse, mais s'il a des fruits attachés, ne le laissez jamais manquer d'eau, sinon il les laissera tomber pour économiser de l'énergie.

Qualité de l'eau

Voici un gros avantage : il est très tolérant.
Habitué aux sols méridionaux, il supporte l'eau du robinet même calcaire bien mieux que les azalées ou les érables. Bien sûr, une eau trop calcaire à la longue n'est pas idéale, mais elle ne nécessite pas l'utilisation maniaque de l'eau osmosée.

Substrat

Préfère un sol meuble et bien drainé, voire légèrement calcaire.

  • Mélange recommandé : 50 % d'Akadama (pour les racines fines), 30 % de pierre ponce et 20 % de terreau universel ou d'humus.
  • La pierre ponce est utile pour donner de la structure. La composante organique sert à nourrir les fruits en été.

Rempotage

Il s'effectue à la fin de l'hiver (février-mars), dès que les bourgeons gonflent ("brunissement"), avant la floraison.
L'abricotier produit de grosses racines ligneuses. Lors du rempotage, supprimez-les pour favoriser les racines capillaires. Rempoter les jeunes arbres tous les 2 à 3 ans, les vieux arbres tous les 3 à 5 ans. Attention : Comme toutes les Rosacées, les racines sont sensibles au cancer des racines (tumeurs), utilisez des outils stérilisés.

Fertilisation

La floraison et la fructification nécessitent beaucoup d'énergie.
Fertilisez avec un engrais organique solide en automne (essentiel pour les bourgeons floraux) et après la nouaison au printemps.
Évitez l'azote pur pendant la floraison afin que les fleurs ne coulent pas.

Floraison et fructification

La floraison est très précoce, souvent en février/mars sur les branches dénudées. Les fleurs sont blanches ou rose pâle.
Les fruits mûrissent en été.
Règle d'or : L'abricotier a tendance à alterner (une année chargée, une année déchargée). Sur les bonsaïs, il faut éclaircir les fruits : n'en laisser qu'un ou deux par arbre entier s'il est petit, ou un par branche s'il est grand. Trop d'abricots peuvent freiner la croissance ou même tuer une branche par épuisement.

Taille de structure

Elle s'effectue en hiver. Le bois de l'abricotier est dur mais cassant, il se fend s'il est mal plié.
Important : cette espèce souffre de "retrait de sève". Lors de la coupe d'une grosse branche, ne pas couper au ras du tronc : laisser une souche que l'on enlèvera l'année suivante lorsqu'elle sera sèche, et toujours recouvrir de mastic. Les branches sèches naturelles (Jin) sont très belles sur cette espèce.

Taille d'entretien

L'abricotier produit des fleurs sur des dards (branches courtes et trapues) de 2 à 3 ans ou sur des branches mixtes de l'année précédente.
Ne taillez pas tout ce qui est "lâche" en hiver, vous risqueriez de couper toutes les fleurs !
Pendant l'été, raccourcissez les branches vigoureuses qui s'écartent de la silhouette pour favoriser la maturation des bourgeons intérieurs.

La taille

Sur les nouvelles pousses qui ne sont pas nécessaires à l'allongement de la structure, tailler à 2-3 feuilles à la fin du printemps pour épaissir la végétation.

Attacher et plier

Les branches se lignifient très rapidement et deviennent raides comme de la pierre.
Le liage doit être effectué sur les jeunes branches (1 à 2 ans). Pour les vieilles branches, utilisez des attaches. L'écorce plissée est belle mais sera gâchée si le fil de fer devient plissé : vérifiez souvent.

Maladies et parasites

  • Monilia : Champignon qui provoque le dessèchement des rameaux fleuris et la pourriture des fruits (momification). Il est prévenu par des traitements au cuivre à la chute des feuilles et au débourrement.
  • Capnodis : Coléoptère noir dont les larves mangent les racines. Dangereux dans le sud. Maintenir la plante en bonne santé.
  • Gummose : De la résine ambrée suinte des coupures ou du tronc. Signe de stress hydrique ou fongique.

Hiver et protection

Il est rustique et ne craint pas le froid. Il peut rester dehors toute l'année.
Le seul risque est le gel tardif lorsque l'arbre est déjà en fleur (février/mars) : s'il gèle sur les fleurs ouvertes, adieu les fruits. A cette époque, s'il gèle, abritez-le la nuit.

Calendrier annuel

  • Janvier : Taille sèche, traitement au cuivre.
  • Février-mars : floraison, protection contre le gel, rempotage (post-floraison ou pré-floraison).
  • Avril-mai: Croissance des feuilles, sélection des fruits (éclaircissage).
  • Juin-juillet : récolte des abricots, fertilisation légère.
  • Août : arrosage régulier, repos.
  • Septembre-octobre : Fertilisation d'automne (PK), maturation des bourgeons.
  • Novembre-décembre : chute des feuilles, nettoyage.

Produits utiles pour ce bonsaï


Questions fréquemment posées sur l'abricot sauvage

Quelle est la différence avec le Prunus Mume ?
Le Mume (abricot japonais) a des branches vertes et lisses, fleurit de manière parfumée en hiver mais a des fruits insignifiants et craint le calcaire. L'abricot Nostrano(Armeniaca) a une écorce sombre et ridée, des fleurs moins parfumées mais de beaux fruits comestibles, et il est beaucoup plus résistant à la chaleur et à l'eau dure.

Puis-je manger les abricots du bonsaï ?
Oui, ils sont comestibles ! Comme il s'agit de variétés sauvages, ils peuvent être plus petits et légèrement plus acidulés ou fibreux que ceux du supermarché, mais ils sont savoureux. Évitez de les manger si vous avez traité la plante avec des produits chimiques.

Pourquoi y a-t-il de la "gomme" qui sort du tronc ?
Il s'agit de la gommose. C'est la réaction de l'arbre à un traumatisme (coupe non protégée, branche cassée) ou à un problème de racine (asphyxie, champignon). Nettoyez la plaie, mettez du mastic et vérifiez que vous n'arrosez pas trop.

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